Le mulot

Il a traversé ma terrasse. À toute vitesse. Puis il s’est arrêté.
M’a regardé. Le mulot. Ou le rat.
Je préfère me dire que c’est un mulot.
Il m’a fixé de ses petits yeux ronds et brillants.
Avec un drôle d’air. Un air curieux. Interrogateur.
Comme s’il se demandait ce que ce grand (grand pour lui !) escogriffe faisait sur sa terrasse. Parce que de son point de vue c’est sa terrasse.
Nous, on appelle ce petit bestiau un nuisible. Lui aussi. En ce qui nous concerne, même si c’est moins net. On peut le comprendre. Vu qu’on s’acharne à l’extermination de son espèce. Dans le même temps c’est bien nous, notre mode de vie, notre propension au gaspillage qui assurons aussi sa survie.
Curieux paradoxe.
En fin de compte nous ne sommes pas si éloignés l’un de l’autre.
Se repaître de la surconsommation jusqu’à ce que ceux qui en tirent réellement profit referment sur nous leur piège. Mortel…
Je ne sais pas si c’est la pluie mais, aujourd’hui, je me sens un peu bizarre.
Un peu mulot, même.

« La seule différence entre les rongeurs et nous, c’est qu’on n’en est pas encore au point de crever pour du fromage… »

Léo Myself

Publicités
Cet article a été publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s