« Prends ton temps…Là je ne passe pas, j’attends que tu ais fini… ».
C’est le chauffeur qui parle.
Le chauffeur du bus. Dans lequel je suis.
Il parle au livreur. Dont le fourgon, garé comme un merde (pléonasme !), semble empêcher le bus de poursuivre son chemin. Pourtant le livreur, dans un souci louable de facilitation, lui assure que le bus passe.
Le chauffeur n’en démord pas.
Excès de zèle ? Prudence compréhensible ? Pas envie de se faire chier dans une manœuvre compliquée ?
Un peu de tout ça sans doute.
Et moi. Et nous. Passagers dociles. Condamnés à attendre. Que le livreur ait terminé de prendre son temps.
Puisque le chauffeur lui a dit. Qu’il pouvait.
Sans se préoccuper de nous. Comme si son bus était vide.
Je ne sais pas pourquoi.
Je me suis levé. J’étais juste derrière lui. J’avais tout entendu. J’étais vraisemblablement le seul.
Le seul à voir aussi. Que le bus passait. Pas de façon évidente. Mais, il passait. Peut-être.
J’ai simplement dit au chauffeur qu’il pouvait toujours essayer.
Il s’est retourné brusquement vers moi.
M’a toisé de son regard. Ni méchant. Ni froid. Vide.
Comme si je n’existais tout simplement pas.
Comme si aucune des personnes qu’il transportait n’existait.
Je me suis rassis.
J’ai attendu. Que le livreur dégage son fourgon.
Je suis descendu à l’arrêt suivant. À 50 mètres en fait.
Il pleut. Je m’en fous.
Je rentre à pied.
À mon rythme.
Libre d’avancer ou de m’arrêter.
Libre.
« Il ne faut pas attendre des autres notre liberté. Il faut la prendre »
Léo Myself
Il faut parfois savoir appendre à contourner les obstacles avant qu’ils ne se lèvent de mêmes ….On gagne du temps sur notre précieuse courte vie !!!
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