Léger mieux

Tout frais, tout chaud ! Curieuse expression, d’ailleurs, pour désigner ce qui est simplement nouveau. Pour faire savant, une sorte d’oxymore métaphorique…
Mais le sujet n’est pas là.
Tout frais, tout chaud, donc. De ce matin. Les chiffres du chômage. En baisse. De 0,5%. Pas de quoi sauter au plafond, peut-être. Mais soyons positifs et sachons accueillir ce qui est une bonne nouvelle.
Autre chiffre : 16% d’accroissement des victimes de la grippe. Victimes, c’est-à-dire morts. Victimes, encore un bel euphémisme journalistique. Oui, je suis très branché réthorique en même temps que sur les infos (Ah ah ! ça, c’est un zeugma… OK, stop !).
J’ai l’impression d’être en plein exercice de calcul. Quand on nous livre le bilan des chrétiens assassinés en Syrie : 220. Celui des vies emportées par les avalanches (29), les inondations (5). Et encore, là, ce n’est pas fini si on en croit les prévisions météo des jours à venir…
Bon, j’arrête, on va en oublier les bons résultats de la diminution de la hausse des sans-emplois… Ou l’inverse.
Un frisson parcourt mon encéphale. Non, je ne fais pas le savant pompeux ! J’ai un peu de vocabulaire. C’est tout…
Donc, frisson.
Si toutes ces données n’étaient pas étrangères les unes aux autres ? S’il y avait un lien ? Combien d’inscrits à Pôle Emploi parmi tous ces innocents disparus (grippe, chrétiens syriens, skieurs imprudents, mauvais nageurs, etc.) ?
Personne n’a posé la question. Et pourtant… Si l’indice « chômage » présenté avec tant de satisfaction n’était que la résultante de ces tristes hécatombes ?
Je sais. Je fais un peu de mauvais esprit. Un peu beaucoup, même.
Parce que j’ai du mal à me réjouir.
De la seule inflexion d’un indicateur socio-économique.
Quand tant de vies s’éteignent. Brutalement.
Par le fait d’événements naturels, parfois. Par la volonté des hommes, trop souvent.
Oui, j’ai du mal.
J’ai mal. À ma foi. À ma croyance.
En ce qui devrait être l’objet de toutes nos attentions. De tous nos efforts.
La vie.
Qui ne se résume pas à des indices.
Qui ne se mesure pas en statistiques.
La seule valeur qui lui corresponde est simple.
C’est le bonheur.
À nous de faire en sorte.
Qu’il connaisse, lui aussi, un léger mieux.
Pour commencer.

« Mettre du bonheur dans sa vie n’est pas le résultat d’ajustements rationnels ou d’équations savantes. Le croire serait plus qu’une erreur. Juste un mauvais calcul. »
Léo Myself

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