Le marque-page (2)

Cette fois-ci, c’est fait. Vraiment. Réellement. Il y aura peut-être quelques finitions.
D’ici un mois. Mais l’essentiel existe.
Cet embryon d’idée. Ce désir confus. Enfoui. Cheminant à travers mes synapses. Mon cœur.
Pour apparaître au grand jour.
Incroyable. Cette forme d’insinuation. Qui nous envahit tout entier.
Très vite. Bien plus vite. Qu’on ne le pensait.
Bref, soyons concis. Certains épisodes de la vie sont marquants.
À tel point qu’on ne peut les oublier. Qu’on ne veut pas.
Afin de pouvoir les relire autant de fois. Qu’on le désire.
Sans savoir, d’ailleurs. Comment l’histoire va continuer de s’écrire…
Le meilleur moyen c’est un marque-page. Il peut être égaré. Changer d’emplacement. Et brouiller les pistes. La piste. Qui doit conduire immanquablement à ce même chapitre.
La solution s’est rapidement imposée. Le rendre permanent, indélébile, inamovible.
Le mettre là où je saurai toujours le trouver.
Le graver dans ma chair. L’inscrire en moi. À jamais.
C’est fait. Il suffit de regarder la photo pour comprendre.
C’est la première fois. Très vraisemblablement la dernière. Aussi.
Message sibyllin ? Pour la plupart. Pas pour tout le monde.
Je n’en n’écrirai pas davantage. Certaines démarches sont trop personnelles, partageables avec si peu. Qu’il faut savoir ne pas trop en dire. Pour conserver tout leur sens…
Le printemps. Aujourd’hui. Normalement. Il s’est ramené sur la pointe des pieds.
Je l’attendais sous une autre forme. Pas encore très ensoleillé.
Normal, il y avait l’éclipse. Moins que visible, pourtant. Un peu en slip, même.
Ciel bouché. Plafond bas. Les lunettes « spéciales » n’ont servi à rien.
À percer un peu la brume persistante. Peut-être ?…
À s’imaginer que le soleil n’est pas si loin ? Avec de belles journées dans ses rayons.
On verra.
D’ici là, profiter. De tout.
Du moindre détail. De la plus petite parcelle. D’éclaircie. De douceur. De légèreté.
Ne voir que ça.
Ignorer les nuages.
Se gaver de ciel bleu.
Tout peindre de cette couleur.
Oui, tout.

« De temps en temps, il est indispensable de passer un bon coup de peinture sur sa matière grise. Dans une teinte plus chatoyante. Histoire de voir la vie en technicolor. »
Léo Myself

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