50 nuances…

Succès planétaire. À ce qu’il paraît. Et maintenant, le film. Méga production.
Pour mettre en images les nuances. Les nuances de gris. Dont notre vie serait faite. Jusque là, j’approuve. Anti-manichéen viscéral, c’est précisément ce que je crois.
Ce que je pense en fait. La croyance n’est pas ma tasse de thé.
La croyance organisée, règlementée, enrégimentée.
Oui, pour moi la vie n’est pas toute blanche. Ou entièrement noire.
S’imaginer que ça ne s’exprime que dans l’intimité de nos relations, je me dis qu’il y a peut-être une nuance. Justement.
Révélateur, les réservations et les files d’attente pour ce film. En grande majorité féminine. Votre vie, mesdames, serait donc si fade ? Que la moindre promesse de scènes « croustillantes » paraisse seul échappatoire à votre quotidien ? Monotone. Gris.
Et pourquoi aussi peu d’hommes ? Présomptueux que vous êtes, messieurs.
À ce point certains de satisfaire, en tout, votre femme, compagne ou partenaire. Continuez, vous en prenez tout droit la direction. Du gris sous toutes ses nuances.
Dans l’ombre de vos fantasmes muets, de vos désirs secrets.
Dans l’ombre des attentes inassouvies de celles qui, néanmoins font tout pour vous plaire. Pour vous que vous soyez sûr. De vous. De les combler…
Il suffit de peu. De dire. D’échanger. D’écrire. Si vous avez du mal à parler.
Parce que l’écrit sert d’abri, parfois. Ou vous expose. Peu importe.
Continuez. À faire « comme si ». À croire que le silence est d’or.
La réalité, c’est que le silence endort. Anesthésie. Impasse vers la petite mort.
De l’amour, de tout ce qu’on peut y éprouver, de tout ce qu’on peut y sentir…
Se réfugier derrière un livre et sa version cinématographique n’y fait rien.
Personne n’a la possibilité d’être vous. De vivre à votre place. De tracer votre voix.
Effet de mode ou mode des fesses ? On peut s’interroger. C’est une bonne chose.
De s’interroger. Y répondre ou le tenter est encore mieux.
Je le fais. J’essaie. Chaque instant. Chaque jour.
C’est pourquoi j’écris.
Pour laisser une trace. Infime, sans doute.
Une trace quand même.
De qui je suis.
De ce qui je veux devenir.
De ce qui peut m’advenir.
Je ne cache rien.
Je ne retiens rien.
En écrivant, je sème.
Les germes.
D’un demain moins gris.
Rempli de couleurs.
Sans nuances.

« La vie n’est pas un arc-en-ciel. Elle peut le devenir si on sait y mettre du soleil. Le soleil des mots. Et leurs multitudes de nuances. De nuances d’écrits. »

 Léo Myself

Publicités
Cet article a été publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s