Plus ou moins

Je le sais. On a changé. D’heure, cette nuit. Le problème, dans quel sens ?
Je n’ai pas cherché à savoir. Pas courant. En fait. Ce sont les infos de ce matin.
Qui m’ont alerté. Fugitivement. Entre deux révélations. Sur le copilote.
Son mal-être. Ses troubles psychologiques. De vision aussi. Apparemment, il ne voyait pas plus loin de que le bout de son obsession. Il avait simplement décidé que c’était l’heure.
Mais pas les 149 passagers qu’il a entrainés dans son geste fou.
Les faisant passer de vie à trépas sans autre forme de procès. Sans qu’ils aient la possibilité de penser à l’heure d’été. En quelques secondes, ils ont fait ce si court trajet entre « être » et « avoir été ».
Je comprends qu’on puisse remettre en question cette mesure.
Mais je ne sais toujours pas. S’il y a une heure en moins. Ou en plus.
C’est futile. Bien entendu. Face à ce malheur.
Mais l’heure c’est l’heure. Il faut s’y plier. Pour se lever à temps le matin. Ne pas manquer un rendez-vous. Ni oublier les enfants à l’école.
La vie quotidienne a ses obligations. Légères, en fait.
Tant qu’il s’agit de vie. De tous les jours.
Ça veut dire qu’il reste encore des jours. À venir.
On devrait tous s’en réjouir.
Malgré tout, ça ne me dit pas. Si c’est plus. Ou moins. En y pensant, ce n’est pas si important. C’est pareil.
Prenez le signe « moins ». Faites le tourner d’un quart d’heure. Sur la gauche. Ou sur la droite. Même en ce jour d’élections, pas de préférence.
Superposez-le. Sur un autre signe « moins ». Ça donne ? Un « plus » !!! Vérification immédiate de la règle de « l’opposé » héritée du calcul algébrique. Mais je m’égare.
Donc si « moins » par « moins » égale « plus », c’est évident ! Il faut ajouter une heure.
À moins que… Il me prend la tête, ce putain de changement ! Et plus il me prend la tête, plus je me sens atteint d’une forme particulière d’Alzheimer. L’Alzheimer d’été.
Bon, je ne vais pas y consacrer des plombes !
Sur la moitié des pendules, je colle 60 minutes de plus.
Sur l’autre moitié, je les positionne en moins.
Le jour où viendra l’heure d’hiver, je n’aurai qu’un demi-réglage à faire…
Un petit tiraillement à l’estomac.
C’est le moment du quatre heures…
D’été ? D’hiver ?
M’en fous.
Je vais goûter.
Tout de suite.
Et je goûterai à nouveau dans 2 heures.
Comme je le fais.
Avec la vie.
Parce qu’il n’y a pas d’heure.
Pour le plaisir.
Pour le bonheur.

« L’heure est une invention de l’homme pour se donner l’illusion de maîtriser le temps. De sa vie. Mais le seul décompte qu’il puisse faire, c’est celui de ce qu’il a vécu. »
Léo Myself

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