Renaissance

Plus qu’une étincelle. Bien plus. Une flamme. Inextinguible. Qu’aucun souffle ne peut éteindre. Qui vrombit. Comme une tuyère de jet. Pas 27. Ni set. Ni match. Quoiqu’en ce début de Roland-Garros…
C’est cette flamme. Qui a mis le feu aux poudres. De mon émotion. Qui a embrasé. Mon cœur. Mon corps. Mon regard inondé n’a pu la noyer. Tout au plus brouiller ma vision. La troubler d’une brume. De plaisir. De bonheur.
Mais la flamme n’a pas vacillé. Bien campée dans son écrin de laque. Noire et blanche. Élégante et sobre. Dans ses couleurs yin et yang. Exaltation du contraste. De la complémentarité. Il n’y a pas d’ombre sans lumière. L’obscurité reste la complice indispensable de la clarté. Ornée d’une icône. Emplie de sens. Pour tout le monde, certainement. Pour moi. En particulier. Depuis le lapin que je lui ai posé. Il y a bien longtemps. Elle ne m’a toujours pas rattrapé. Pour le moment. Je sais qu’elle finira par avoir gain de cause. Un jour ou l’autre. Comme avec chacun(e) d’entre nous.
Mais aujourd’hui, je m’en fous. J’ai vécu. Des instants rares. Uniques. Expression parfaite. De ce que la vie m’inspire. Encore davantage. Désormais.
L’envie. De m’inventer des horizons. Plus beaux. Plus grands. Plus forts.
Étonnante collision. Entre la vitalité. Brûlante. De cette flamme. Et son décor. Image morbide. De sa fin. De ma fin. Certaine. Plus je la regarde, moins j’en ai peur.
Car j’ai le temps. Un temps décuplé. Multiplié. Par les témoignages d’amitié. D’affection. D’amour. Qui m’ont assaillis. Vendredi.
Un assaut que je souhaite à tous. Auquel il ne faut pas résister. Devant lequel mieux vaut baisser les armes. Se rendre. Sans condition.
Ne pas se méprendre. Être ainsi envahi est la plus merveilleuse des victoires. La conquête du Graal est une vaste pantalonnade. À côté.
Révélation intense. Résurrection païenne. Mais si riche.
Pleine. Du sel de la vie. Les autres. Non, pas les autres. Mes ami(e)s. Ce qu’ils peuvent offrir. Ce qu’ils m’ont offert. Un cadeau rare.
Renaître. À l’espoir. À l’avenir. Aux vibrations. À l’écho.
De ce qu’ils ont fait, de ce qu’ils font. Résonner. En moi.
Je ne comprends peut-être pas.
Ni pourquoi. Ni comment. Ni parce que.
Je ne cherche pas vraiment.
Je m’imbibe.
Je m’imprègne.
Je me sature.
De cette chance.
Revivre.
Vivre.
Réaliser.
Que tout peut commencer.
Dorénavant.
Vous m’avez donné faim.
Vous m’avez donné soif.
Vous m’avez donné.
Un nouvel appétit.
Qui n’est pas près.
D’être rassasié.

« Franchir une décennie n’a pas le même impact, selon qu’on est encore jeune ou moins. Avec l’âge, l’appétit de ce qui nous attend est de plus en plus en plus fort. Parce que si la saveur des choses ne dure pas, le goût des autres nous est essentiel. De plus en plus. » Léo Myself

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