Pétard de sort

Ça fait du bien, vraiment. De se laisser aller. À l’euphorie. Aspirer à grandes bouffées. Sentir ses effets se propager. Partout. Dans la moindre de nos cellules.
Ne pas résister à cette sensation d’être allongé sur un nuage. Le seul disponible dans un ciel sans encombre. Horizon dégagé, atmosphère idéale, température estivale. Détendu, jovial, planant. Un Pink Floyd dans les oreilles et on frise l’indécent…
Putain, oui, ça fait de bien !
Il a suffi que je décide. De changer de dealer. D’arrêter la merde dont je me contentais. Jusqu’alors. Relever mon niveau d’exigence, choisir de rouler à l’extra-ordinaire, préférer l’ambition aux concessions faites aux circonstances…
Souvent, il faut se taper un bad trip. Pour déclencher un réveil salutaire. Pour ouvrir la porte et s’émerveiller de ce qu’on découvre. Derrière.
Toucher le fond est sans doute nécessaire. Quand on y est, une évidence, impossible d’aller plus loin. Plus bas. Y rester, y crever.
Ou remonter à la surface.
Prendre une grande aspiration, jusqu’à l’étourdissement. Sans perdre la tête. Au contraire. La retrouver, la faire fonctionner à plein tube. L’écouter attentivement. Suivre ses conseils. Le reste vient, sans forcer. La loco emmène le train. Pas l’inverse.
Faire le tour de ce qui n’allait pas. Comprendre pourquoi. Tout jeter. Ne plus y penser, se concentrer sur un point. Je veux de la bonne. De la super bonne. D’existence.
Me la rouler à la main, la fumer sans filtre, tirer dessus jusqu’au bout. Parce que c’est cool. Ultra cool.
Ce début de mois s’annonce bien. Très bien.
Probablement parce que c’est un vrai début de moi.
Nouveau chez moi, nouveau job, nouveau regard. Sur ce qui m’attend.
Que je n’attends plus. Je vais au devant. Je ne suis plus en retard. Sur les promesses du lendemain.
Aux oubliettes, les hiers désespérants.
Aux chiottes, l’arbitraire de mes matchs perdus d’avance.
Je suis accro. Pour de bon.
À ce qui me sourit.
Contrôlé positif.
Au dopage de la vie.
Je vous assure.
Un bon juin, il n’y a pas mieux.
Pour rêver les yeux ouverts.
Sans perdre de vue.
Qu’on peut les rejoindre.
Ses rêves.

« Pour que plus rien ne parte en fumée, c’est simple. Utilisez le meilleur des psychotropes : vous ! »
Léo Myself

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