Stargate

Ils sont tous le nez en l’air. Certains pointent même du doigt le firmament. D’autres regardent. Les doigts. Pas ce qu’ils désignent. Les doigts. Figés dans une forme de prière. Je crois que c’est au Dalaï Lama qu’on doit une citation dans le genre.
C’est vrai. C’est la nuit des étoiles.
On cherche. La première apparue. Celle qui brille le plus. Ou le moins. On imagine celles qu’on ne voit pas encore. Ou plus. C’est mystérieux, une étoile. On peut percevoir sa lueur alors qu’elle est déjà éteinte. Ou pas encore rallumée.
J’observe ce manège avec intérêt. Curiosité. Faut-il vraiment un jour spécial, ou une nuit, pour prendre conscience de l’univers ? De l’immensité cosmique dont nous ne sommes qu’un minuscule atome. Et je suis gentil.
Chaque nuit, elles sont là. Les étoiles. Faisant de l’obscurité nocturne la scène idéale de leur mise en scène. Elles sont là. Nous rappelant à quel point nous représentons peu de choses.
À vrai dire, je m’en fous.
De la nuit des étoiles.
Mon étoile, je l’ai trouvé voilà un bail. Filante parfois, filoute quand ça lui prend, fille quand elle le veut. Brillante en permanence, fascinante à chaque instant, dans mon ciel jusqu’à la nuit des temps.
Pas besoin d’un moment décrété, « officiel», pour l’aimer.
Surtout, que d’autres ne la cherchent pas dans la voie lactée.
Je suis le seul. À la voir. Telle qu’elle est. Telle qu’elle sera. Aucun rapport avec ce que je voudrais. Ce que j’attends. C’est elle, et elle seule, qui décide d’être lumineuse. Ou devenir un quasar.
Je sais que vous êtes nombreux, nombreuses, à vous dire que je ne devrais pas. Je sais seulement une chose. C’est ma vie, c’est cette étoile qui m’a choisi. Si sa brillance faiblit, à moi d’être sa centrale électrique. À moi d’avoir de l’énergie pour deux. À moi de lui donner envie. De ne pas s’en aller vers d’autres galaxies.
Ils sont tous le nez en l’air. Ils ne savent pas pourquoi.
Sinon qu’on leur a dit qu’il le fallait.
Je n’ai besoin de personne pour savoir où regarder.
Je n’ai besoin de personne pour savoir où mes yeux poser.
Je n’ai besoin de personne pour lui dire qu’elle me plaît.
Comme jamais personne ne m’a plu.
Comme jamais personne ne me plaira plus.
Continuez, bonnes gens.
Continuez à vous dévisser la tête.
J’ai une chance incroyable.
D’avoir une étoile unique.
Qu’il y ait des nuages,
Qu’on soit un soir d’orage,
Je la vois.
Elle me voit.
La porte s’ouvre.
Et j’entre de plain pied.
Dans ce qui serait un rêve
Si je n’étais éveillé….

« Chaque nuit, je prends quelques instants pour regarder le ciel. Et chaque fois, j’en reste pantois. »
Léo Myself

Publicités
Cet article a été publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s