Manipulations

MANIPULATIONSInterrogations. Inquiétude. Angoisse. Peur. C’est l’objectif. Le seul.
Par tous les moyens. N’importe où. N’importe quand. Pour ne plus laisser aucune place. À la réflexion. À la distance. Paralysant nos synapses, rétrécissant notre vision. Noyant notre cortex cingulaire sous un flot d’adrénaline. Troublant nos sens et provoquant des pics de stress qui nous font perdre pied.
Nous abandonnant à la merci de ce mécanisme. Terrible.
Où la conscience n’est plus qu’un champ de ruines. Où l’émotion règne en maître absolu. Nourrie par les messages contradictoires. Flattée par l’illusion d’une bonne nouvelle. Qui réduirait le chaos. Décuplée par la désinformation. Comme dans une sorte de Grand Huit. Où l’on passe de l’abattement à l’exaltation. Puis de l’effervescence à l’effondrement.
Notre QI se recroqueville. Se fait tout petit. Pour se cacher. Qu’il ne soit pas atteint. Par ces déferlantes de sensationnel. Qui ont l’air de se livrer un combat. Mortel. Parfois. Souvent. Se croyant à l’abri dans son bunker surrénal, elle ne contrôle plus rien. Notre matière grise. Couleur camouflage. Ne pas être repérée.
Jusqu’à ce que ça passe. Si ça passe. L’erreur est là. Attendre.
Justement. C’est le piège ultime. Patienter jusqu’à l’apaisement. Ou ce qu’on croit l’être. N’aboutissant qu’à l’épuisement. De ce que nous pouvions être.
Il faut résister. Tout d’abord. Contre-attaquer. Ensuite. Presqu’immédiatement. Sinon, la chausse-trappe se referme sur nous. Sur notre capacité. À réagir. Sur notre volonté. À tenir bon.
Ne pas céder. Ne pas abdiquer. Malgré la douleur. Malgré l’incrédulité. Les coups de chaud et la douche glacée. Ne pas s’imaginer que ça va mieux. Ne pas s’attendre au pire, non plus.
Résister.
Au tsunami de nos glandes surrénales. Écouter cet imperceptible murmure. Cette voix si ténue. De notre raison. Malmenée. Se débattant. Pour ne pas sombrer. Même s’il y a toutes les raisons. De couler à pic. Respirer. Retrouver noter calme.
C’est une lutte. Acharnée. Mais soyons forts de nos faiblesses. Puisons du courage dans notre souffrance. Tenir le coup.
Ne jamais renoncer.
À ce que sommes. À qui nous sommes.
Les coups de boutoirs seront vains. Devant notre détermination. Quelles que soient les ruses. Quelles que soient les manœuvres.
Nous vivons un temps où l’essentiel n’est pas ailleurs.
La dimension de l’humain tient en si peu. En sa créativité à comprendre.
Qui il est. Où il veut aller. Et comment.
Accepter sa vulnérabilité, s’en saisir. L’adopter. C’est en faire le socle. Le point d’appui. Sans lequel aucun avenir ne sera.
Ne jamais renoncer.
Malgré les grands coups dans la gueule.
Imprévisibles. Inattendus. Insupportables.
Comme hier matin.
Malgré les secousses du cœur.
Imprévisibles. Inattendues. Insupportables.
Comme ce matin.
Ne jamais renoncer.
Ne jamais négocier.
Avec ce que nous portons.
En nous.
Avec ce qu’on veut nous arracher.
Nous serons là.
Je serai là.
Pour démontrer.
À quel point.
Notre vérité.
Notre sincérité.
Reste insoumise.

« Échapper à la manipulation, ce n’est pas seulement se révolter face aux injustices. C’est se révolter avant. Qu’elles ne se produisent.  »
Léo Myself

 

 

 

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