Aux larmes et cætera

À peine 300 mètres de la mer
Qui pourrait m’emporter…
Pas loin de la rue poussiéreuse
Où je t’ai vue un peu soucieuse…

Si loin de la chambre où je suis seul
Pour mieux vivre mon deuil,
Trop près de ce comptoir
Où j’ai noyé mon désir de te voir…

Combien de temps devrais-je courir ?
Trois jours, trois mois, trois vies ?
Je sais juste que depuis ton départ
Je suis au point mort, plus rien ne démarre…

Pire, je sombre dans une rivière,
Une rivière emplie de larmes,
Sans, pourtant, que je rende les armes
Même si demain à une vraie gueule d’hier…

Bientôt, je quitterai ce monde
Sans y laisser de trace,
Pour une vie bien ronde
Semblable à une impasse…

J’aimerais t’avoir contre moi,
T’enlacer, juste une dernière fois
Oublier la douleur
Effacer le malheur
De t’avoir perdue
De ne pas avoir su….

Je n’ai plus de temps,
Je dois m’en aller
Partir avant
Que viennent les regrets…

Je m’étonne à penser,
Qu’un jour je reviendrai
Qu’alors tu sauras m’empêcher
D’être à jamais noyé…

Dans cette rivière sans fond
Juste remplie de larmes,
Cette rivière sans nom
Où s’engloutit mon âme….

Échapper à ce flot,
Ignorer ces pleurs,
Croire que je peux être beau
Et ne plus avoir peur…

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