Bye bye baby

bye-bye-babyÇa devait arriver. Un jour ou l’autre. C’était prévisible. Encore que, on ne sait jamais. À l’avance. Comment ça peut se passer. Si ça se passe…
Au début, rien de spécial. Un simple contact. On jette un œil. Distrait. Pas plus intéressé que ça. Et puis on s’accoutume. À sa présence. On se penche un peu sur le sujet.
Petit à petit on découvre. Ses couleurs enjouées. Son déplacement félin. Ses changements de pied. Une fois cadrage-débordement, une autre fois « j’te mets dans l’vent ». Pas le temps de s’ennuyer. Ni de réfléchir. Juste assez de place. Pour mesurer celle qui est prise. Progressivement. Sans en avoir une conscience claire, précise et suffisamment définie. Pourtant, c’est indéniable. Comment c’était avant ? Avant d’éprouver ce besoin. De savourer sa présence. Chaque jour. D’échanger sans retenue. De se renvoyer la balle. De feinter. Pour mieux détourner l’attention. Pour marquer un point. En ignorant s’il sera décisif. En espérant. Qu’il le sera.
À toi, à moi. Pas vraiment de calcul. À peine une tactique. Un début de manœuvre. Maladroite. Hésitante. Volontaire néanmoins. Ça fonctionne. Ou pas. Recommencer. Jusqu’à ce que le succès se profile. Bien qu’éphémère. Contre-attaque.
Et vlan, dans les dents ! Balle au centre. Compteurs à zéro. La partie recommence.
C’est un jeu. Seulement un jeu. Pourtant, à cet instant, on a l’impression d’y miser sa vie. Tous les jours. Même s’il y a des règles, il y aussi des exceptions. Rage, colère, déception. La contre-performance n’est jamais bienvenue. Surtout quand elle est injuste. Il faut serrer la mâchoire . Résister à la tentation. De tout envoyer valdinguer. Rester sur le terrain. Ne pas succomber. Ne pas flancher. Croire en ses capacités. Provoquer l’occasion. La bonne. Question de moment, de justesse, d’évaluation. Des conditions, du vent, de la faiblesse. La nôtre comme la sienne. Qui nous porte. Vers la conviction. D’avoir tout fait. Tout tenté. Pour n’avoir aucun regret.
N’empêche, quand ça arrive, c’est douloureux.
Bien qu’on s’y attende.
On aimerait avoir une deuxième chance.
Une extra balle.
Un super bonus tombé du ciel.
On aimerait.
Que les bleus soient moins douloureux.
Et les rouges plus mesurés.
On aimerait un match nul.
Mais que la partie soit magnifique.
On aimerait qu’il n’y ait pas de perdants.
Seulement des vainqueurs.
Mais voilà.
Ça devait arriver.
On me l’a enlevé.
Son retour est écrit, je le sais.
N’empêche, son absence me mine.
Les joutes qu’il offrait me manquent.
Il reviendra.
En attendant, je m’entraîne.
Dans le vide, peut-être.
C’est toujours mieux.
Que faire comme s’il était parti.
Pour toujours.
Ce putain de baby-foot…

« La vie ressemble souvent à une partie de babyfoot. Marquer n’est pas gagner. Mener n’est pas être vainqueur. Seul le score final restera dans l’histoire. »
Léo Myself

 

 

 

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