Têtes de « on »

tetes-de-onC’est la fin du feuilleton. De ces élections primaires qui frôlent l’indigestion. Le champion du peloton a gagné le pompon. Pas de flonflons mais la voix de la raison, nulle reddition mais un discours de fond. Duel fécond ou trompe-couillon ? Là est la question.
À peine 2 millions, ce soir, y répondent. Oui ou non ? Un peut-être, tout juste mollasson. Pour envoyer un candidat au front. Se faire démonter le croupion. Déjà prévue, la conclusion.
Il en faut, de la conviction, pour ainsi s’exposer au choix de la population. Publique ou partisane, une opinion reste une opinion. Respectable même dénuée d’inclination. Persuadée de chercher un horizon. À défaut de procurer un frisson.
Administrer un leçon, telle n’est pas ma mission. Susciter l’attention reste mon ambition. De la farce, finalement, nous sommes les dindons, quelle que soit la façon de nous prendre pour des cons.
Hauteur de la fonction, omniprésence du pognon, profondeur du soupçon, n’importe qu’ils soient félons à ce que nous espérons. Ce qui compte, n’est pas ce que nous voulons. Mais ce que nous acceptons. Ce que nous subissons.
Oui, nous avons un pouvoir, même si nous l’oublions. Oui, nous pouvons changer la situation. Pour peu que nous le désirions. Jouer les trublions, cesser de penser comme des moutons. Se dire qu’une nation est plus forte qu’une simple addition. D’égoïsmes sans nom, d’avenir peu folichon. Dans lequel il y aura moins de fossés qu’il n’y aura de ponts. Plus de ciels que de tréfonds. Plus d’espoirs que de désillusions.
Malgré toutes ces belles intentions, soyons lucides. Le monde ne tourne plus très rond. Les conflits sont légions, les attentats sont foison, de moins en moins de liberté d’expression, de plus en plus de bâillons… Régression, répression, rétorsion.
La vie, aujourd’hui, ressemble visiblement à une histoire de « on ».
Fillon, Mélenchon, Macron, Hamon. C’est la conclusion.
« On » n’est pas nous. Parce que « on » est indéfini (merci Bescherelle) alors que « nous » est collectif, désignant par ailleurs la partie de l’âme dans l’antiquité grecque… Ok, on peut toujours aller s’y faire voir… Mais voir quoi ? Les bacchanales d’amphytrions se réjouissant de notre abandon ? La célébration de notre abdication par les dieux modernes d’une Olympe en voie de disparition ?
Finalement, l’enseignement est assez limpide. Pour ces scrutins inventés par les partis, ou par les volontés des uns ou des autres, un critère s’impose : être dans la rime en « on ». Au risque d’être, sinon, bien plus qu’à la peine.
Donc, l’important c’est d’être « on ».
Ceci étant, c’est mieux qu’être « off ».
Ça s’allume.
Ça s’éteint.
Y voir.
Ou pas.
Lumière.
Ou obscurité.
Là, d’un seul coup, j’aimerais.
Pour le fun.
Un coup de menton.
Des frères Bogdanoff.
Même si.
Eux aussi.
Ils ont un peu.
Des têtes de « on »…

« Un jour, peut-être finirons nous par comprendre que NOUS sommes plus forts par ce qui nous rassemble que de nos différences. La terre est un espace fini et nous aussi. N’ayons donc aucune limite… »
Léo Myself

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