L’art disant…

Il n’est pas à l’affiche du Louvre. Ne bat pas les records de vente chez Sotheby’s.
Il est même très loin. De gagner des millions. Avec son travail.
Ses œuvres.
Le talent est bien là, pourtant. Le savoir-faire aussi.
Fruits de longues années. D’un exercice patient et opiniâtre.
Pour atteindre un tel degré.
Non de perfection, mais d’une véritable exigence.
Après 3 mois de labeur acharné, il a tout recommencé.
Tout repris, retaillé, peaufiné. Il s’est plus qu’investi.
Sur les formes. La matière. Le montage. Les finitions.
À n’en plus dormir. Résultat ? Poubelle !
Pas suffisant. Pour ce qu’il sait pouvoir faire. De son ouvrage.
Ni Vermeer, ni Turner, ni Picasso, ni Basquiat.
Il ne sera jamais reconnu comme tel.
Son art est trop « populaire ».
Puisqu’on le porte chaque jour. À nos pieds.
Peut-être la raison de ne pas le voir ?…
Si c’étaient des tableaux, on lèverait les yeux.
Moi j’en profite tous les jours. De ses œuvres.
Pas besoin d’aller au musée. Je les chausse chaque matin.
Parfois je lui rends visite. Sans raison. Pour le voir faire. Je le questionne.
Pour le plaisir de l’entendre parler. De ce qu’il fait. De si beau.
Les ignorants l’ignorent. Par méconnaissance de son art autant que par mépris de son statut. Ces ignorants qui pour l’essentiel, ont besoin d’une page d’explication.
Pour comprendre un tableau, une sculpture.
Afin de pouvoir en discourir, ensuite, l’air sentencieux.
Ce sont des « art disant ».
Lui, c’est un « art tissant ». Tissant un lien entre pratiques ancestrales, savoir-faire multiples, amour des matériaux, curiosité technique, sens de l’innovation. De générations en générations.
Je ne cherche pas à persuader les « art disant ». De regarder un peu moins haut que là où ils pensent qu’est leur QI. Leur cul idiot.
Aussi vain que donner de l’art à un gros con.
Je préfère laisser cet « art tissant ». M’ouvrir les portes de son savoir créer. Qui révèle des horizons imaginaires que peu savent découvrir.
Créateurs de l’ombre, génies esthétiques cachés aux yeux du monde, maîtres de la matière, de l’assemblage et du montage, des piqûres et de la trépointe,  ils n’en sont pas moins des artistes. Authentiques. Sincères. Entiers.
J’ai beaucoup de chance.
D’en connaître un.

« La différence entre ceux qui disent et ceux qui font ne dépend pas du moyen. Mais du résultat. »
Léo Myself

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A clair de la plume

Au clair de ta plume
Mon ami Léo
Traite moi d’enclume
Si je te cris mes maux
Mon chant d’elle est fort
Ce n’est plus un jeu
Ouvre moi son cœur
Pour l’amour d’un vieux…

Au clair de sa plume
Léo répondit :
« Tu vois bien qu’je fume
Assis sur mon lit.
Ta voie est infime
Mais tu peux la trouver
Car si tu chemines
Tu vas la croiser… »

Pour plaire à ma brune
J’étais prêt d’une main
A décrocher la lune
Du soir au matin.
Mais il était dit
Qu’attraper de la sorte
Un rêve d’infini
Me fermerait sa porte…

Affaire d’infortune
Ou de manque de pot
Je n’ai pas de rancune
Car je ne suis qu’un sot.
J’aurais dû l’aimer
Tel qu’elle le voulait
Au lieu de sembler
Croire que je lui plaisais…

Au clair de ta plume
Mon ami Léo,
Perdu dans ma brume
Je n’ai que tes mots
Pour tenter de sourire
En pensant que sa vie
Comme tu pourrais l’écrire
Est celle qu’elle a choisie….

 

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Sprechen You Español ?

Bonne nouvelle. À partir de la classe de 5ème, nos futurs actifs (???) vont apprendre une deuxième langue étrangère !
Dans la perspective d’une vie de plus en plus mondialisée, c’est bien.
Moins sûr de l’utilité pour remplir son dossier à Pôle Emploi.
Qui aura certainement changé de nom d’ici-là.
Pôle Mort (pour les sans emploi), Pôle Sûr (pour ceux qui y bosseront)…
Mais trêve de digressions. La deuxième langue étrangère.
L’avenir de nos chères têtes blondes va leur imposer de pouvoir communiquer à l’international. C’est une évidence. Donc une bonne initiative.
Tout aussi évident, l’impératif de pouvoir le faire dans chaque acte du quotidien.
Alors, que faire pour les 15% d’enfants qui déboulent en 6ème au seuil de l’illétrisme ? Maitrisant mal écriture et lecture du français. Langue généralement usuelle dans notre pays. Qui permet d’échanger, de faire ses courses, d’aller à la Poste, chez le médecin, de passer son permis de conduire, les examens divers et variés, de transmettre et appliquer les consignes dans son boulot, de prendre le bus, le train, l’avion, etc.
Et on veut leur bourrer le crâne avec un troisième langage ? Quand ils sont déjà en difficulté. Pour efficacement communiquer. Dans le tout petit monde (famille, école, copines et copains…) qui est le leur aujourd’hui ?
Autant faire passer le diplôme de MNS à quelqu’un qui arrive à peine à flotter !!!
Pour le peu que je sache, je croyais qu’on apprenait à marcher avant d’essayer de courir. À faire du vélo avant de tenter la moto. À être bon en dictée avant d’embrasser la carrière d’écrivain. Qu’on avait d’abord du poil aux pattes avant de penser être un homme… Bref. Je croyais qu’il y avait un sens. Pas un sens unique. Chacun a le sien.
Mais un sens commun. Pas très loin du bon sens.
Les temps changent. Ce sont de moins en moins les miens. Ils appartiennent aux jeunes générations. Internet, smartphones, tablettes, ordis… seront sans doute leur esperanto… Je le pratique aussi. Parce que c’est pratique.
Mais je sais encore demander. Mon chemin. Si je me suis égaré.
Où un rosé bien frais. Quand j’ai envie d’un beau moment en terrasse.
Sans avoir besoin de la vie numérique et virtuelle.
Un rosé version 2.0.1, franchement, ça n’a aucun goût.
Sinon un goût virtuel…

 

« À force de mettre la charrue avant les bœufs, inéluctablement se creuse le sillon de l’ignorance. »
« Si une langue nous est donnée, ce n’est pas seulement pour embrasser les filles. C’est aussi pour embrasser la vie. »
Léo Myself

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Zinzin

Aujourd’hui. J’ai fait une folie. Une des plus grandes, des plus inouïes, des plus conscientes de mon existence.
Une folie quand même…
C’est tellement bon d’en avoir encore la capacité.
De se dire que les années n’y font rien. Ou pas grand chose.
On se donne seulement un peu plus de temps. Pour y réfléchir.
Paradoxalement, ce délai n’efface pas l’intention première. Bien au contraire.
L’introspection ne fait que renforcer l’envie, la conviction.
Que c’est une folie. Mais qu’il n’y a pas d’autres possibilités. Sinon la commettre.
On a beau se poser toutes les questions, s’opposer toutes les « bonnes » raisons d’y renoncer. Toutes ces manœuvres « d’autodéfense » ne parviennent qu’à un résultat.
La rendre inéluctable. Incontournable. Indispensable.
Une évidence.
Pas si fréquent dans une vie.
Une fois la décision prise, vient l’impatience, l’excitation préalable. Une folie n’est pas nécessairement une impulsion. Elle n’a nul besoin d’être réalisée dans l’instant.
Pour en être une.
Je crois même qu’elle acquiert une autre dimension.
Si on l’attend. Si on la désire. Cette folie.
Elle devient presque un Graal. Qui vaut de partir à sa recherche. Acte inconsidéré pour la plupart de notre entourage (normal, pas dans notre peau, dans notre vécu…), il devient une quête essentielle. Vers les racines de sa propre histoire.
Un voyage au centre de soi-même.
Afin de conserver un minimum de lucidité. Dans les moments où on en manque le plus.
Lucidité sur les étapes marquantes. Qui jalonnent notre chemin.
Sur ce qu’on s’est promis de ne jamais oublier. Quoi qu’il arrive.
Une sorte de marque-page.
Incrusté dans notre livre de vie.
Là où il doit être.
Pour y penser sans cesse.
Car même la folie ça se pense…

« Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais (Oscar Wilde). »
Léo Myself

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Citius Altius Fortius

Je voulais. J’y étais décidé. Hier soir, c’était très clair.
Aujourd’hui, j’allais publier une MÉTÉO joyeuse. Optimiste. Légère…
On ne peut jamais prévoir. La violence. Avec laquelle la réalité rattrape la télé.
Surtout la télé-réalité. Nous rappelant que si, la plupart du temps ce n’est qu’une simple distraction (???), c’est aussi, parfois une terrible collision avec le réel.
Comment y échapper ? Comment ne pas être touché ? Qu’on s’intéresse ou non à la navigation, à la boxe ou à la natation. Là n’est pas la question.
Plus vite, plus haut, plus fort (Citius, altius, fortius), la devise des Jeux Olympiques semble être devenue celle des nouveaux divertissements du petit écran.
Jusqu’où ? Cette course à l’audimat. Qui n’a pas l’air d’imaginer d’autre moyen qu’une course au danger. Au risque. À la mort.
Je ne fais le procès de personne. Ce n’est ni dans ma nature, ni mon rôle. Et puis la société de production de cette émission a payé un large tribut.
Huit techniciens y ont laissé leurs vies. On en parle moins. Ils sont moins connus. La souffrance de leurs familles est pourtant aussi lourde. Ne l’oublions pas.
Tout ceci me rappelle les « Jeux du Cirque ». Prélude, présage à la décadence de Rome.
Et de tout son empire. D’autres signes devraient nous alerter.
Sur la scène politique notamment.
Je me demande si ces programmes ne participent pas d’un gigantesque lavage de cerveau. Pour ne pas se souvenir. Des leçons de l’histoire. Sans remonter jusqu’à l’Antiquité.
Rien qu’au siècle dernier.
En attendant, trois beaux soleils ont cessé de briller.
Il sont partis « plus vite, plus haut, plus fort » que bien d’autres.
Pendant que certains participants ont eu la vie sauve.
Parce qu’ils avaient perdu. Dans ce « jeu ». Un jeu à qui perd gagne…
Bon vent à vous.
À vous qui avez su vivre vos rêves.
Pour nous faire rêver grâce à vos vies.
Où que vous soyez, j’ai le sentiment que le ciel revient.
Sous vos pieds…

« L’important c’est de participer. Certes. L’important c’est aussi d’échapper au départ anticipé. »
Léo Myself

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Les 10 commandements

1) Saisissez votre chance, surtout quand elle passe à portée.

2) Dites la vérité, quelle soit bonne ou mauvaise. C’est libérateur.

3) Apprenez à dire non. En particulier quand vous n’avez pas envie de dire oui.

4) N’oubliez jamais de dire oui. Si vraiment vous le pensez en toute sincérité.

5) Dépensez votre argent pour ceux, celles et ce que vous aimez.

6) Riez, riez, riez. Même si vous finissez par en avoir mal au ventre. C’est toujours mieux que d’avoir mal au cœur.

7) Faites ce qui vous met en joie. Même si vous le faites mal. Surtout si vous le faites mal.

8) Prenez vous en photo. En essayant d’être le plus ridicule possible. Vous serez entrainé si ça vous arrive.

9) Gardez votre âme d’enfant. Pour toujours la retrouver. On ne sait jamais quand on peut en avoir besoin.

10) Aimez et soyez aimés. De toute vos forces. Encore plus même. C’est possible.

« La mort n’est pas la plus grande perte de la vie. La plus grande perte c’est quand la vie s’éteint en vous alors que vous êtes toujours vivant. »
Léo Myself

 

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Coronès

Par hasard. Je suis tombé dessus en feuilletant un magazine. Un dossier consistant.
Sur les vertus aphrodisiaques. Des parties intimes de certains animaux.
Liste longue et surprenante : âne, bouc, chien, taureau, cerf, tigre, mouton, yak…j’en passe et des meilleures ! Façon de parler, bien sûr, n’ayant moi-même jamais goûté…
Question : pourquoi chercher dans ces bestioles ce qui est (en principe) naturellement produit par notre organisme…et commandé par le cerveau, évidemment.
Pour «augmenter» la performance ? S’agit-il donc d’un concours ? Avec médaille à la clé ? Un classement est-il établi ? Quelle est la récompense ? En dehors du meilleur accord possible avec son (sa) partenaire… Qui me semble plus dépendre d’une affinité, d’une sensibilité, d’une perception, d’une écoute mutuelles que d’un « bodybuilding » aussi superficiel qu’artificiel de ce dont la nature nous a dotés… Je suis sans doute vieux jeu…
Mais alors, si on développait cette pratique dans tous les domaines…
Grignoter une patte de guépard pour aller plus vite.
Se taper une cervelle d’éléphant pour avoir sa mémoire.
Une bonne sanguette de kangourou pour sauter plus haut.
Bouffer du lion et devenir aussi fort que lui. Aussi paresseux également, peut-être. Gare aux effets secondaires !
Un bouillon d’oreilles de chauve-souris afin d’entendre bien mieux.
Sans oublier un bon sorbet de cou de girafe pour attendre une belle taille !
C’est vrai. La liste pourrait s’allonger. Encore et encore.
J’espère que les chinois ne me lisent pas. Je risque de leur donner des idées…
Pour ma part, je continuerai. À me passer de ces affreux-disiaques.
À être ce que je suis. Qui je suis. Naturellement.
Doper son existence à grand renfort de pilules d’illusion ou de comprimés de faux-semblants ne me dit rien.
Sauf si c’est Superman qui m’en propose !
Mais je ne retrouve plus son numéro…
C’est bâlot.

« De toute façon, je m’en fous. Mon signe zobdiacal, c’est taureau ! »
Léo Myself

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