Le marque-page

Ça y est. C’est fait. Enfin presque. Aujourd’hui, j’ai pris rendez-vous.
Un premier grand pas. Pour concrétiser. Ce qui me trotte dans la tête.
Depuis quelques temps.
Pas évident. Une énorme nouveauté pour moi.
Au début, juste une idée. Même pas, une vague envie. Devenue évidente au fil des jours. Qui s’est remplie de sens. De double sens. De sens caché. Mais pas invisible.
Quasiment une obsession.
Sans m’en faire perdre le sommeil. Mais présente du matin jusqu’au soir.
Si je n’avais pas franchi le cap, j’en dormirais sans doute moins bien.
Mais ça y est. C’est fait. Bientôt. Dans 3 semaines précisément.
Après l’incertitude, les hésitations, l’appréhension, c’est l’impatience qui m’étreint.
Il me tarde. Que cette idée n’en soit plus seulement une.
Qu’elle sorte de sa chrysalide. Qu’elle existe. Qu’elle vive.
Mais j’attendrai. Comme je sais toujours le faire. Ça le mérite.
En y pensant, ce sera comme un marque-page.
Du livre de ma vie. Pas encore terminé. Il reste des chapitres à écrire.
Je ne sais pas de quoi ils seront remplis. Bien sûr. On verra.
Oui, un marque-page. Volontairement posé à un endroit précis.
Pour pouvoir relire. Quand je veux. Comme je veux.
Pour pouvoir me souvenir de ce passage. Même quand ce livre parviendra à sa fin.
Avant aussi, pourquoi pas ?
Je n’aurai jamais cru. Il y a encore peu. En être capable. Il est vrai qu’on peut toujours plus que ce qu’on croit pouvoir (Joseph Kessel).
J’en ai la démonstration.
Mais quoi ? Mais quoi donc ? Que va-t-il faire ? se demandent peut-être certains d’entre vous… Faites comme moi. Soyez patients. Vous verrez.
Le jour du printemps. Des bourgeons en fleurs, de la sève qui monte, de l’air qui se fait plus léger, des émotions plus douces…
Vous verrez, je m’y engage. Ce jour-là j’écrirai à ce sujet. Avec photo à l’appui.
Une photo de ce marque-page. De mon marque-page.
Installé là où il sera pour un bout de temps.
Parce que je le veux.
Que rien ne m’est plus indispensable.
Vital.
Aujourd’hui comme demain.

« La vie est un livre qui se lit au fur et à mesure qu’il s’écrit. Il est parfois indispensable de revenir sur certains passages. Pour y trouver leur vrai sens. Leur signification profonde. C’est à quoi sert un marque-page. »
Léo Myself

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Rayon promo…

C’était avant-hier. Corvée pour moi. Nécessaire pour mon frigo. Le remplir un minimum. D’où un tour à la grande surface proche de chez moi.
Question d’économie. De facilité. Pas un choix délibéré. Pas dans ce cas-là.
Me voilà déambulant dans les rayons. Rapidement. Je n’aime pas ces endroits.
J’ai peu d’achats. Si peu que je n’ai pas de liste.
Je tends la main vers un des produits recherchés.
Une voix m’interpelle. Féminine. Puis une autre. Mâle cette fois-ci.
Message d’alerte. Je vais faire une erreur. Énorme. Si je choisis cette « chose »…
C’est le sens de leur interpellation. L’une comme l’autre m’expliquent : « Attention à ce que vous mangez…important pour votre santé…etc. ».
Ils sont pourtant là. Dans le même rayon que moi.
Rayon promo, royaume du « pas cher », du discount.
Je ne sais pas pour quelles raisons, je lui demande son âge. À lui (galanterie désuète ? Scorie de mon éducation ?…). Peut-être histoire d’y trouver une explication de sa grande sagesse. Il me répond et me questionne en suivant sur le mien.
Je lui renvoie la balle. Le laisse deviner. Il tente un chiffre. Je ne déments pas.
Sa réaction me fait sourire. Intérieurement.
Il poursuit son laïus. Insiste sur ma chance d’avoir encore le temps. D’être vigilant.
De mettre à profit cette chance pour modifier ma façon de consommer.
Parce que c’est important. Important, me dit-il, pour « pouvoir mourir heureux »…
J’en reste coi.
Ce serait donc ça, notre objectif ? L’objectif de notre vie ? « Mourir heureux »…
Je suis tenté. De lui rétorquer.
Qu’avant de penser à mourir. Je m’occupe surtout à vivre. À vivre heureux.
J’hésite. Je n’ai pas envie de m’éterniser. Dans ces lieux. Dans cette discussion. Visiblement, d’après nos perceptions réciproques (de nos existences, d’où nous en sommes), il s’imagine probablement être plus près que moi. De « mourir heureux »…
Je jette un coup d’œil aux alentours. Je suis bien là où je crois être. Pas dans le rayon philo. Dans le rayon promo. Les deux semblent pourtant s’y être croisés. Si on veut…
J’accélère le pas. Mes pensées aussi.
Je m’en fous de mourir heureux ! Quel intérêt ?
Je termine mes emplettes. Je voudrais voir mon panier déborder.
10 kgs de plaisir par là. 20 barquettes de bonheur par ci.
De l’amour, du désir, de la joie, des rires…
Ce n’est pas ici. Rien de tout ça ne s’achète.
Ce qui en fait le prix.
Parce que ça n’a pas de prix.
Ce n’est jamais en solde.
Ni en promo.
Tant mieux.

« Le vrai cadeau de la vie, c’est nous donner toujours des raisons d’espérer. Car l’espoir est un miroir. De ce que nous avons été. De ce que nous sommes. Surtout de ce que nous pouvons être. Sans rien brader. »
Léo Myself

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Avé César !

Du pain et des jeux. En l’occurrence, champagne et trophées.
La grande (auto) célébration du cinéma français. Et ses 90 millions d’entrées en 2014.
À presque 10 euros la place, on frôle les 900 millions.
Comme quoi, l’argent n’est jamais très loin de l’art. Mais il en faut pour faire des films…
Smoking et robes de soirées, émotions de circonstance, balbutiements et bafouillages de composition (faut bien sembler sous le choc…), hommages en tout genre, humour et bonne humeur pour faire oublier. Les remerciements qui n’en finissent plus, les dédicaces, les messages forts (à caractère politico-économique, bien entendu), les « papa, maman, c’est pour vous ! ». Tout ça pour repartir avec un morceau de ferraille dorée. Symbole éphémère d’un instant de gloire ? Espérance de lendemains qui chanteront ? Futur vestige d’un succès plein de promesses qui n’ont pas été tenues ?
Il est vrai que je ne suis pas à leur place. Je ne peux pas imaginer. Je ne pouvais pas.
La vie n’en finit pas de m’étonner.
Par son talent à produire les scénarii les plus inimaginables…
Oui, j’en ai reçu un. Un César. Très peu de temps avant les « officiels ».
La cérémonie n’était pas aussi pro. Un peu bordelique, à vrai dire.
Si pleine de vraies surprises. Pas moyen de s’attendre à quoi que ce soit.
Parce que tout semblait pouvoir arriver. Et qu’il fallait donc s’attendre à tout.
On a beau se le dire, quand c’est le cas, le ressenti est fort. Vraiment. Tétanisant. Presque.
Oui, j’en ai reçu un. Pas un César d’honneur, malgré les apparences.
Je ne sais pas exactement de quoi, d’ailleurs.
Meilleure adaptation ? Meilleur second rôle ? Premier ? Dialogues ? Ça m’est égal.
Le plus touchant, c’est ce qu’on m’a dit. La fierté éprouvée. La sincérité dans les yeux.
De qui me l’a dit. Je m’en souviendrai. Toujours.
J’en ai zappé mon texte. Je n’avais rien de vraiment préparé.
Superstition ? Peur de la déception ? Folie d’un tel espoir ? Va savoir…
Loin d’un propos convenu, de la gratitude attendue, j’avais juste mon palmarès à moi. Dans la tête. Rien d’autre à exprimer. Je ne l’ai pas fait. Ou si maladroitement.
Non, je ne vous en dirait rien. Il est, sans doute, très partial. Trop subjectif.
Quand une même personne rafle toutes les récompenses, on imagine tout de suite une tricherie. Il n’y en a aucune. Surtout pas.
C’est mon choix. Je le revendique.
Ce César est un bien précieux. Non pour ce qu’il est censé honorer.
Mais pour le chemin parcouru. Celui qui reste à inventer.
Pour moi. Comme pour qui croit en moi.
Pour la certitude qu’un statut d’intermittent n’est pas un fin soi.
Mais qu’il est nécessaire. Qu’il est une étape. Vers le casting rêvé.
Celui qui nous choisit. Un jour. Une fois pour toutes.
Pour l’encouragement qu’il me donne. À poursuivre.
Dans la nouvelle voie que je me suis tracée.
Vers l’objectif qui est désormais le seul que je veuille atteindre.
Savoir entendre pour comprendre.
Savoir comprendre pour mieux jouer.
Le rôle.
Le rôle de ma vie.

« Un César dans la vie, c’est comme le laurier dans un bouquet garni : c’est meilleur avé que sans… »
Léo Myself

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Bèèèèèèèè…

Oui ! Yes ! Shi de (c’est du chinois) ! Ça y est. Enfin. L’année de la Chèvre.
Elle commence aujourd’hui avec le Nouvel An chinois. Pas trop tôt.
On l’annonce très bonne. Positive. Remplie de succès en tout genre. Super, non ?!
Il reste 12 mois pour le vérifier.
Ces prévisions me vont plutôt bien. Surtout qu’elles débutent aujourd’hui.
Ce qui permet d’oublier les 2 mois précédents. D’y penser un peu moins.
Ils sont passés de toute façon…
Et puis, surtout, c’est MON année !!! Si, si. Je suis chèvre.
En horoscope chinois, bien sûr ! J’ai cru en voir sourire, au fond…
Et alors ? Alors, ça va déboiter. La « chèvre » va tout déchirer !
D’autant que je suis aussi Taureau ascendant Sagittaire (avant de s’en servir…). Uniquement des signes prêts à galoper, à foncer, à n’aller que de l’avant…
On se calme. On y regarde d’un peu plus près.
La Chèvre est dominée par le Yin, d’un tempérament artistique, très sociable, empathique, sincère et déteste le mensonge. Le Taureau, calme et déterminé, peut se révéler esthète, raffiné, charmant, charnel mais aussi exclusif que profond dans ses sentiments. Quant au Sagittaire, il est surtout optimiste, fougueux, rebelle, susceptible, voire arrogant…ce qui n’enlève rien à son humour facile !
Bon. On mélange dans un shaker astral, on secoue, on filtre…
Ça donne quoi ?
Une drôle de mixture qui frémit au moindre effleurement malgré une belle consistance, un mix de saveurs opposées et curieusement complémentaires, autant acides que douces et parfumées, une attaque de tête assez puissante, une complexité qui ne se révèle qu’après une lente dégustation…
Pas évident. Je me dis qu’on peut adorer ou détester.
En étant toujours tenté d’y regoûter…
Je vais en rester à la Chèvre. Dans l’immédiat.
Plus simple. Plus prometteur. Plus souriant.
Et revigorant. Comme un grand verre de pur optimisme pressé.
C’est pourquoi aujourd’hui est un jour si important.
Vous ne pouvez même pas vous imaginer…

« Dans le fond, j’ai toujours un peu de mal à croire un horoscope. Sauf quand il s’agit d’un heureux scoop. »

 Léo Myself

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Au bal masqué

Plus qu’une tradition. Qu’une fête. C’est un marqueur.
De la fin des « 7 jours gras (ou charnels) ». Le Mardi Gras.
Annonciateur aussi d’une longue période de jeune et d’abstinence (plus de 40 jours).
D’où le Carnaval. Du latin carne levare (« enlever la viande »).
Pour faire court, on se goinfre, on s’empiffre, on se gave.
De toutes les gourmandises. De toutes les folies. De tous les excès.
Apothéose du défoulement collectif. Certain que le jour d’après tout sera oublié. Effacé. Sinon, pourquoi se déguiser ? Mettre des masques.
Éxutoire débridé de notre peur de manquer. Après.
Dès aujourd’hui d’ailleurs, puisque c’était hier. Mardi Gras, Carnaval.
Aujourd’hui c’est Carème, crise de foi(e ?) et gueule de bois.
On ressemble à des ours faisant provision de graisse pour hiberner. Bien que le Carême n’ait rien à voir avec un long séjour dans une grotte froide, humide et sombre.
Huîtres, langouste, caviar et homard n’en sont pas proscrits.
Ouf, je respire…
Cette année, j’ai zappé. Directement commencé par le Carême.
Pas de gras pour l’hiver.
Une façon comme une autre de s’affranchir. De ces réjouissances obligatoires.
Fêtes installées. Institutionnalisées.
De se contraindre à rire. À faire semblant.
Rien de plus chiant. Quand le cœur n’y est pas.
Une occasion de se montrer sans masque. Sans fard. De ne pas se dissimuler.
De ne pas se travestir. De ne rien cacher.
Se sentir (un peu) vrai au milieu de cette mascarade est assez gratifiant. Finalement.
Pas sans risque. En particulier celui du ridicule. Mais il ne semble pas être mortel.
Et puis je viens de comprendre.
Pourquoi, le Mardi Gras est suivi du Mercredi des Cendres.
Descendre ?
Du pèse-personne bien sûr ! Ne pas y monter même. De cette façon, le pire est évité.
La surcharge pondérable invisible.
Sauf une.
Qu’il suffit d’écouter. Pour en saisir l’ampleur.
Mais, si, en haut, à gauche de notre poitrine…
Inutile de lui poser un masque.
Je l’entends quand même…

 

 

 

« Selon des avis éclairés, les périodes de jeûne et d’abstinence peuvent avoir un effet bénéfique sur le corps. J’ai un doute en ce qui concerne le cœur… »

 Léo Myself

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Bonne nouvelle (2)

J’aimerais tant. Me réveiller. Un matin.
Un matin différent des autres.
Où je n’aurais pas à tremper ma tartine dans toute la misère du monde.
Où mon café n’aurait pas l’amertume des infos du jour.
Un petit-dèj sans massacres, sans attentats, sans courbes (du chômage, de l’économie, du cours de l’euro, etc.) se cassant la gueule, sans confiture à la kalachnikov, sans grèves où les voyageurs de tout poil finissent par échouer, sans inondations, sans toutes ces horreurs qu’on nous sert bien chaudes, à peine sorties du toaster de l’actualité.
Ce n’est pas simple de se lever. De quitter la couette douillette.
D’abandonner le cocon de ses rêves.
Et là, paf ! Plein la tronche !
Souvent, je n’ai qu’une envie. Me rendormir. Je ne dois pas être le seul.
Mais la journée nous attend avec son cortège de contraintes et d’obligations.
De plaisir, parfois. Tellement plus rarement.
J’aimerais me réveiller un matin. N’entendre parler que d’usines qui embauchent. D’armes désormais muettes. De réfugiés qu’on accueille. Du recul de la faim dans le monde. Des maladies aussi. De contrats faramineux signés.
Pour la paix. Pas pour la guerre.
J’aimerais. Que mon café ait le goût du bonheur. Que ma tartine se tortille de joie.
J’aimerais. Que le monde comprenne. Qu’il y a de la place pour tous.
Pour toutes les opinions. Pour toutes les croyances. Pour tous les humains.
Sans distinction aucune.
Qu’en éliminant ceux (celles) qui ne partagent pas notre point de vue, nous creusons notre propre tombe. Nous créons un désert. Dans lequel nous finirons par nous perdre…
Naïf, idéaliste, incurable optimiste, dira la plupart. Possible.
Mais si je cesse d’attendre ce matin-là, je ne suis pas sûr de me réveiller.
Pas sûr que ça en vaille la peine.
J’aimerais. Me réveiller. Un matin.
Qu’un message sur mon portable me fasse rire.
Ou sourire.
Ou m’en donne envie.
Ce serait déjà une bonne nouvelle.
Une putain de bonne nouvelle…

« Et si on essayait d’être heureux ? Juste pour donner l’exemple… (Jacques Prévert) ».

 Léo Myself

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50 nuances…

Succès planétaire. À ce qu’il paraît. Et maintenant, le film. Méga production.
Pour mettre en images les nuances. Les nuances de gris. Dont notre vie serait faite. Jusque là, j’approuve. Anti-manichéen viscéral, c’est précisément ce que je crois.
Ce que je pense en fait. La croyance n’est pas ma tasse de thé.
La croyance organisée, règlementée, enrégimentée.
Oui, pour moi la vie n’est pas toute blanche. Ou entièrement noire.
S’imaginer que ça ne s’exprime que dans l’intimité de nos relations, je me dis qu’il y a peut-être une nuance. Justement.
Révélateur, les réservations et les files d’attente pour ce film. En grande majorité féminine. Votre vie, mesdames, serait donc si fade ? Que la moindre promesse de scènes « croustillantes » paraisse seul échappatoire à votre quotidien ? Monotone. Gris.
Et pourquoi aussi peu d’hommes ? Présomptueux que vous êtes, messieurs.
À ce point certains de satisfaire, en tout, votre femme, compagne ou partenaire. Continuez, vous en prenez tout droit la direction. Du gris sous toutes ses nuances.
Dans l’ombre de vos fantasmes muets, de vos désirs secrets.
Dans l’ombre des attentes inassouvies de celles qui, néanmoins font tout pour vous plaire. Pour vous que vous soyez sûr. De vous. De les combler…
Il suffit de peu. De dire. D’échanger. D’écrire. Si vous avez du mal à parler.
Parce que l’écrit sert d’abri, parfois. Ou vous expose. Peu importe.
Continuez. À faire « comme si ». À croire que le silence est d’or.
La réalité, c’est que le silence endort. Anesthésie. Impasse vers la petite mort.
De l’amour, de tout ce qu’on peut y éprouver, de tout ce qu’on peut y sentir…
Se réfugier derrière un livre et sa version cinématographique n’y fait rien.
Personne n’a la possibilité d’être vous. De vivre à votre place. De tracer votre voix.
Effet de mode ou mode des fesses ? On peut s’interroger. C’est une bonne chose.
De s’interroger. Y répondre ou le tenter est encore mieux.
Je le fais. J’essaie. Chaque instant. Chaque jour.
C’est pourquoi j’écris.
Pour laisser une trace. Infime, sans doute.
Une trace quand même.
De qui je suis.
De ce qui je veux devenir.
De ce qui peut m’advenir.
Je ne cache rien.
Je ne retiens rien.
En écrivant, je sème.
Les germes.
D’un demain moins gris.
Rempli de couleurs.
Sans nuances.

« La vie n’est pas un arc-en-ciel. Elle peut le devenir si on sait y mettre du soleil. Le soleil des mots. Et leurs multitudes de nuances. De nuances d’écrits. »

 Léo Myself

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