C’était hier. Hier matin. Depuis la veille déjà. Je savais que c’était possible. Mais me tomber sur la gueule comme ça, je ne l’imaginais même pas.
La réalité s’impose à nous, dit-on. Qu’elle soit belle ou non. Joyeuse ou triste. Bienvenue ou détestable.
On aimerait, parfois, rester dans nos rêves. Nos espoirs. Nos illusions. Au lieu de se coltiner les croche-pattes de la vie.
Mais non, rien à faire. On a beau fermer les yeux, les ouvrir. Les refermer, les ouvrir à nouveau, le cours des choses est inchangé.
Fini. Parti. Terminé. Le chemin partagé s’arrête là.
Tant d’années parcourues côte à côte. Coups de cœur, coups de gueule. Remontrances et câlins. Accords et désaccords. Mais toujours ensemble. Quoi qu’il advienne.
Les crises n’effacent pas les bonheurs. Mais les exaltent bien plus. À la manière d’une imperfection sublimant la beauté qui l’entoure.
Car il y avait de l’amour, qui nous permettait de nous détester sans nous séparer. De nous retrouver en nous disant plus jamais. Sachant qu’il y aurait d’autres occasions. De nous disputer. De nous raccommoder.
Car il y avait de la fidélité. De la constance. Dans cette façon de ne pouvoir nous passer l’un de l’autre. Perdu sans la présence de l’autre. Cette présence indispensable. Pour emplir nos vides. Panser nos plaies. Apaiser nos vagues. À l’âme. Mettre du rose dans nos bleus. Donner du sourire à notre mélancolie. Avec cet humour. Noir. Mais si drôle.
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