Recette gagnante (peut-être)

Pourquoi pas ? Qui ne tente rien n’a rien… En l’occurrence, pas besoin de tenter beaucoup. Pour décrocher le pompon. Un pompon décapotable, certes, très agréable pour les beaux jours. Et pour se la péter un chouïa. Mais il faut entrer. Seulement.
Même pas s’asseoir. Ni commander. Ni consommer. Ni payer. Juste entrer. Pas difficile.
Alors, où est le loup ? Nulle part. J’ai épluché le règlement. Aucun piège soigneusement dissimulé, ni de mentions en minuscules caractères verticaux sur le côté…
Et puis, merde ! Pourquoi se méfier en permanence, de tout et de tout le monde ?
Oui, il y a vrais bienfaiteurs de l’humanité. Prêts à vous faire gagner un cabriolet sport de marque allemande prestigieuse dans un modèle de laquelle un acteur américain iconique a trouvé la mort il y a plus d’un demi-siècle… Rien qu’en franchissant le seuil d’un des restaurants dont il a fait (pas l’acteur…) une chaîne en copiant la formule d’un établissement bordelais historique et réputé.
Et alors (bis) ????
Bon, d’accord, une bagnole comme celle-là au prix annoncé (50 000 €), doit juste y avoir le châssis, la caisse, le moteur et le volant… Pour le reste, faudra peut-être casser sa tirelire… Mais l’intention y est quand même.
Bien entendu, d’aucuns me feront remarquer qu’il s’agit d’une opération marketing, un coup de pub pour faire tourner les dits restos, ou Bistros puisqu’ils se dénomment ainsi… Pas faux. Mais à coup de 12,90 € la formule, pas moins de 3876 repas (soit une moyenne de 155 repas par établissement, il y en a 25 à l’heure actuelle) sont nécessaires pour amortir l’histoire… Ça en fait des frites à envoyer !
Sans oublier, qu’on peut participer sans manger. On entre, on remplit le bulletin, on le glisse dans l’urne et, hop, le tour est joué…
Je m’interroge sur un point, cependant : si on envisage de se faire une bouffe à moins de 15 €, une Porsche Boxter est-elle notre désir (ou besoin) premier ? Et si on la gagne, aura-t-on les moyens de l’équiper (cf.supra) et de l’entretenir ? Au bout du bout, n’est-ce pas un cadeau virtuellement empoisonné qui viendrait récompenser une simple intention potentielle ?…
Si je cherche des piles bon marché dans un magasin d’électronique, va-t-on me faire cadeau d’une TV écran plat HD ?
Vais-je gagner mon poids en farine extra-fine parce que j’aurais humé l’odeur des chocolatines en passant devant la boulangerie ?
Suffit-il que je rêve de l’être aimée pour que Nouvelles Frontières m’offre le voyage de noces ?
On en est là.
La prime à l’envie.
Le concours du peut-être.
La palme du « non merci, je ne fais que regarder… ».
J’aime rêver.
De plus d’amour.
De plus de joie.
De plus de plaisir.
De plus de partage.
Pas d’un bolide sans toit.
En échange d’un (peut-être) steak frites…

« Faire croire aux gens qu’il est facile de péter plus haut que son QI n’est ni compliqué, ni risqué. C’est le jour où le vent tourne que ça le devient. »
Léo Myself

Publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE | Un commentaire

Question de bon sens

Quel bordel ! On dirait que c’est exprès !!! Le centre de la ville est tout chamboulé.
Là où on pouvait tourner à gauche, plus possible. Tout droit non plus, travaux, rue barrée. Ici interdit de prendre à droite…Ah non, en fait on peut désormais.
Je me retrouve nez à nez avec un bus et je l’engueule, certain d’être dans une voie à sens unique. Sens inique, oui ! Non seulement, le panneau a été enlevé mais, ô comble, posé à l’autre extrémité. Ce qui fait que le sens interdit ne l’est plus et celui qui ne l’était pas l’est devenu.
On peut trouver cette situation amusante, côté jeu de piste qui nous ramène vers l’enfance. Mais à force, c’est chiant ! Pas ces changements de sens, il doit bien y avoir un sens à cela… mais que ce soit fait en dépit du bon sens, en l’absence (tiens, voilà un mot révélateur, « ab » privatif en latin et « sens » : sans sens, si je me fais bien comprendre…) de toute information coordonnée, appropriée et qui ait un sens, autre que giratoire parce que, là, on va commencer à tourner en rond ! Confirmation de ce que je viens de démontrer : l’absence conduit au non-sens. Évident, n’est-ce pas ?
Même phénomène avec les gens. À force de manier le double sens, sachant que le sens commun ne l’est pas autant qu’on le croit, on se retrouve inévitablement à contre sens, voire dans l’impasse.
Dans ce cas, comment aller de l’avant ? En faisant demi-tour ? Pour faire face à ce qui nous tournait le dos ? Très franchement, voilà qui paraît sens intérêt… À moins d’être totalement dénué de sens pratique, car repartir en sens inverse n’est pas le meilleur moyen de se remettre dans le sens de sa marche…
Finalement, qu’il s’agisse de circulation urbaine ou de relations humaines, en faisant preuve d’un sacré sens de l’humour, on peut n’y voir qu’une grande partie de colin-maillard. Ou de cache-tampon. Çe dépend. Si on l’entend au sens propre ou au sens figuré. À mon sens, à tellement suggérer un sens caché, on finit par oublier le sens profond.
De ce qui nous lie. Nous relie. Aux choses. Aux autres.
À trop jouer, l’enjeu s’estompe.
Seule la partie, elle-même et elle seule, importe.
Alors qu’elle n’est que prétexte.
À enrichir le sens de notre vie.
Qui pourrait être si belle.
Avec un peu de bon sens.
Avec. Pas sans.
C’est toujours avec.
Que nous existons.
Dans tous nos sens.

« On peut aimer manier le double sens. À condition d’être sûr qu’il ait un sens premier. »
Léo Myself

Publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE | Laisser un commentaire

Permis de bondir

C’est rien de le dire. Un saut dans l’espace. Un triple lootz périlleux arrière rattrapé sur le nez. Voilà ma réaction. En apprenant la nouvelle. Ce matin, dans le journal.
Oui, il m’arrive de faire café/croissant/PQR en début de journée.
Mes yeux ne s’en croient pas eux-mêmes ! Je n’en suis pas encore revenu.
Pour ça, il aurait fallu que j’y aille, me direz-vous. Certes mais je n’avais pas très envie.
Et je ne m’en sentais pas vraiment capable, tellement ça m’a coupé les pattes…
Mais de quoi dont est-ce qu’il s’agisse (?) vous murmurez-vous in peto (et en français aussi)…
Dans le collimateur des préoccupations essentielles de notre gouvernement et des mesures vitales à prendre pour notre pays, voilà la crème de la crème, l’extrait de baume concentré d’un pur parfum d’authentique connerie : il a été décidé de raccourcir les délais de passage du permis de conduire.
C’est vrai c’est terrrrrrrible ! D’être obligé d’attendre plusieurs mois. Avant d’avoir le droit d’aller se cartonner à 18 ans et 2grs dans le sang en sortant de fêter ledit permis…
Mais bon, tout le monde n’est pas nécessairement dans ce cas.
Or donc, décision magistrale de nos élites : en cas d’engorgement des épreuves et pour que ça puisse aller plus vite, les examinateurs du fameux papier rose pourront désormais être remplacés par des…préposés à la distribution du courrier… !!!
Pas de confusion, je n’ai aucun mépris pour ce noble métier qu’on nommait autrefois «facteur» (ou factrice). Mais sachant qu’un grand nombre accompli sa tournée à pied ou à vélo et que le seul créneau qu’ils ont à faire c’est de parvenir à glisser une lettre dans la boite… Je m’interroge sur la correspondance (je peux m’amuser ?…) avec le rôle d’examinateur du permis de conduire…
À quant les artisans bouchers pour valider une thèse de chirurgie ? Ou des plombiers jugeant la qualité de diagnostic d’un gastro-entérologue ?
J’attends impatiemment le jour où un étourdi deviendra formateur d’astronautes pour leur expliquer comment aller dans la lune… Ou qu’une personne n’ayant jamais vraiment connu le bonheur en donnera la recette parfaite à une autre…
Je me dis que, plutôt que de tourner 7 fois sa langue dans la bouche de sa chérie (ce qui n’a rien de désagréable, bien au contraire), certaine tête pensante ferait mieux de laisser tourner 7 000 fois ses idées à la noix dans ce qui lui tient lieu de cervelle…
Ça nous éviterait de nous sentir très cons.
D’avoir désigné de pareil génies.
Pour conduire notre hexagone.
Dans le mur de la honte.
Qu’il me soit permis de bondir.…

« Rien ne sert de penser si on n’a pas un minimum réfléchi avant. »
Léo Myself

Publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE | Laisser un commentaire

Saint Patin ou sympathie ?

Tout est parti de là. De la simple évocation. D’une maladie terrible. Qu’au fil du temps on a rangé dans les cartons de la normalité. Mais ce n’est pas le sujet.
Sidéen ou sidaïque. Très vite s’est posée la question sémantique.
Pourquoi l’un plutôt que l’autre ?
La caïpirinha aidant (nous fêtions un anniversaire), nous avons dérivé. Archaïque ou archéen ? Judaïque ou judéen ? Mosaïque ou moséenne ? Bref, j’en passe et (sûrement) des meilleures mais la caïpirinha a certains effets amnésiques….ou amnéséens. Après un moment d’accalmie, ça repart ! Prosaïque ou proséen ? À titre personnel, j’aime bien proséen. Tout en me demandant si la meilleure façon d’écrire c’est d’être aux ras des pâquerettes…
Et puis, le jaillissement : sympathique ou sympathéen ? En ce jour de la Saint Amour, sympathéen m’interpelle. J’en fais immédiatement un Saint Patin. En adéquation totale avec le sanctifié de ce dimanche (manquedi ou funday pour celles et ceux qui suivent…).
D’autant plus qu’un message posté sur un réseau social ne manque pas d’entrer en étrange collision avec tout cela.
Hasard ? Coïncidence ? Va savoir.
Je me dis tout de même que la Saint Patin tout seul, c’est vraiment loin d’être évident. À moins d’être doué pour l’auto-roulage de pelle. Sinon, on reste un peu la langue pendante…
Sont-ce les effets de cette joute verbale ou des verres qui se vident aussi vite qu’ils se remplissent ? Toujours est-il que les langues se délient. Ou se dérident. Quoi que, pour ma part, je n’ai jamais vu de langue ridée. Même chez les personnes très âgées. Sinon, leurs paroles seraient toutes plissées. Ratatinées. Butant sur le repli de l’organe lingual avant d’avoir franchi le pas de leurs lèvres…
On se laisse porter par cette divagation verbale. À tel point, qu’après quelques toasts de plus, plus personne ne sait. Pourquoi nous en sommes là. Dans cette discussion sans queue ni tête. Si ce n’est les sourires qu’elle affiche sur nos mines.
Et c’est tant mieux. C’est un anniversaire, après tout.
Raison de se réjouir. De faire la fête.
De raconter n’importe quoi. Si ça nous permet de nous sentir bien.
Dans cette ambiance plus que sympathique.
Voir limite sympathéenne.
J’aime ces journées.
De dérive totale.
D’abandon à la fugacité du moment.
De légèreté chargée d’affection.
Où viennent se glisser des instantanés.
En noir et blanc.
Comme des esquisses de couleurs à venir.
Comme des épreuves à révéler.
Comme des polaroïds qui persistent.
Et signent.
Me font signe…

« Les mots sont aux images, ce que l’imagination est à la description. Une porte ouverte à tous les possibles. Même ceux qui paraissent inaccessibles. »
Léo Myself

 

 

 

Publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE | Laisser un commentaire

Stargate

Ils sont tous le nez en l’air. Certains pointent même du doigt le firmament. D’autres regardent. Les doigts. Pas ce qu’ils désignent. Les doigts. Figés dans une forme de prière. Je crois que c’est au Dalaï Lama qu’on doit une citation dans le genre.
C’est vrai. C’est la nuit des étoiles.
On cherche. La première apparue. Celle qui brille le plus. Ou le moins. On imagine celles qu’on ne voit pas encore. Ou plus. C’est mystérieux, une étoile. On peut percevoir sa lueur alors qu’elle est déjà éteinte. Ou pas encore rallumée.
J’observe ce manège avec intérêt. Curiosité. Faut-il vraiment un jour spécial, ou une nuit, pour prendre conscience de l’univers ? De l’immensité cosmique dont nous ne sommes qu’un minuscule atome. Et je suis gentil.
Chaque nuit, elles sont là. Les étoiles. Faisant de l’obscurité nocturne la scène idéale de leur mise en scène. Elles sont là. Nous rappelant à quel point nous représentons peu de choses.
À vrai dire, je m’en fous.
De la nuit des étoiles.
Mon étoile, je l’ai trouvé voilà un bail. Filante parfois, filoute quand ça lui prend, fille quand elle le veut. Brillante en permanence, fascinante à chaque instant, dans mon ciel jusqu’à la nuit des temps.
Pas besoin d’un moment décrété, « officiel», pour l’aimer.
Surtout, que d’autres ne la cherchent pas dans la voie lactée.
Je suis le seul. À la voir. Telle qu’elle est. Telle qu’elle sera. Aucun rapport avec ce que je voudrais. Ce que j’attends. C’est elle, et elle seule, qui décide d’être lumineuse. Ou devenir un quasar.
Je sais que vous êtes nombreux, nombreuses, à vous dire que je ne devrais pas. Je sais seulement une chose. C’est ma vie, c’est cette étoile qui m’a choisi. Si sa brillance faiblit, à moi d’être sa centrale électrique. À moi d’avoir de l’énergie pour deux. À moi de lui donner envie. De ne pas s’en aller vers d’autres galaxies.
Ils sont tous le nez en l’air. Ils ne savent pas pourquoi.
Sinon qu’on leur a dit qu’il le fallait.
Je n’ai besoin de personne pour savoir où regarder.
Je n’ai besoin de personne pour savoir où mes yeux poser.
Je n’ai besoin de personne pour lui dire qu’elle me plaît.
Comme jamais personne ne m’a plu.
Comme jamais personne ne me plaira plus.
Continuez, bonnes gens.
Continuez à vous dévisser la tête.
J’ai une chance incroyable.
D’avoir une étoile unique.
Qu’il y ait des nuages,
Qu’on soit un soir d’orage,
Je la vois.
Elle me voit.
La porte s’ouvre.
Et j’entre de plain pied.
Dans ce qui serait un rêve
Si je n’étais éveillé….

« Chaque nuit, je prends quelques instants pour regarder le ciel. Et chaque fois, j’en reste pantois. »
Léo Myself

Publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE | Laisser un commentaire

À cheval sur les principes

Il y a des lustres. Un paquet même. De quoi garnir la Galerie des Glaces à Versailles. Voilà donc très longtemps. Dans le nord de l’Europe. Qui ne l’était pas encore. L’Europe. Le Nord, lui, remplissait très bien son rôle. En toute connaissance de cause.
Bref, dans le Nord et il y a un sacré bail vivait ainsi des tribus barbares, entre Vistule (comment veux-tu, comment veux-tu…) et Oder (de bagarre…).
Leurs incursions répétées dans les steppes de l’Oural voisin en firent rapidement des cavaliers émérites, comme en témoignent – de façon certes un peu abrasive – des toiles de l’époque, les fameuses « toiles émérites ». D’invasion en conquêtes et de conquêtes en colonisation, leur réputation s’établit sans tarder, en faisant les master chefs du pillage. Comme la plupart des autres peuplades. Enfin, presque.
Car s’ils pillaient, ils le faisaient avec un grand soin et un modèle d’organisation : accords passés avec les vaincus, ville quadrillée en secteurs et méthodiquement passée au peigne fin (une invention qu’on leur doit sans doute) afin d’emporter toutes les richesses sans destructions ni massacres…
Malgré leur relative modération, surtout au regard des exactions commises par les Huns et les autres, leur nom est resté à la postérité.
Les Vandales.
Ils semblent avoir, aujourd’hui encore, des héritiers. Qui n’ont retenu que le stéréotype transmis par l’histoire.
Et qui ont, apparemment, oublié qu’en ce temps-là, lorsqu’on pillait, c’était pour s’approprier le bien d’autrui et s’en servir à son profit.
Pas pour le détruire. Par plaisir. Ou par désœuvrement.
Ou pour tout autre motif marqué du sceau de la bêtise la plus insondable.
Les Vandales ne vivaient pas vieux. Question de faible maillage hospitalier et de mode de vie à risque.
À l’heure actuelle, leurs descendants putatifs ont toutes les chances de doubler l’espérance de vie de leurs aïeux. Et de sévir bien davantage.
D’autant qu’ils commencent tôt. Très tôt.
Une école maternelle saccagée par des 5-13 ans. La salle d’activité plus exactement.
Là où on apprend rien d’autre qu’à s’exprimer. Pour ça, ils se sont exprimés, les Vandalitos ! À coup de pots de peinture projetés sur les murs et les sols.
Pas sûr que ça finisse en expo au Grand Palais, ceci étant.
Mais avec l’âge, faire les cons avec des boites de Caran d’Ache et des pastels gras, ça met peut-être un peu de couleurs dans la journée. Mais, à la longue, ça lasse.
Alors on trouve un autre terrain de jeu.
Un cimetière par exemple. Au moins, on ne risque pas d’être dérangé !
Et vas-y que je te retourne les crucifix, que je te pète les plaques funéraires, histoire de voir si les habitants des lieux rouspètent !
« Dégradations volontaires susceptibles d’être l’œuvre de jeunes pour faire les idiots », dixit notre Chef Ministre Premier…
D’abord « œuvre », rien n’est prouvé, le marché de l’art est tellement volatile.
Ensuite, quand l’idiotie se confond à ce point avec la connerie la plus aboutie, là oui, c’est un chef d’œuvre !
Du haut de nos 18 siècles d’évolution et de civilisation, on persiste à considérer les Vandales comme des sauvages.
Des sauvages qui respectaient leurs ennemis.
Qui respectaient le bien d’autrui.
Même (surtout ?) pour se l’approprier.
Qui respectaient les règles.
Y compris les règles barbares.
Qui respectaient leurs montures.
Finalement, qui étaient très à cheval.
Sur les principes.
Sur lesquels s’assoient allègrement
Leurs indignes successeurs…

« Lorsque le mot respect devient une injure, le mot civilisation a tout du parjure. »
Léo Myself

Publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE | Laisser un commentaire

Solde de tout compte

SOLDES PROSERESTANTESamedi matin. Une douceur inhabituelle ces dernières semaines. Idéale pour traîner en ville. Et voir s’il reste quelques bonnes affaires. Malgré les soldes finissants.
Une idée en tête. Je cherche un petit porte-cartes. Un lustre aussi.
Je regarde, questionne, m’effraie du prix, me laisse attraper le regard, tenter par une couleur, une texture…
Mais je ne passe pas à l’acte. Je cherche toujours.
Je finis par franchir le seuil d’un grand magasin. Comme il n’en existe plus guère. Plus ici, en tout cas. En plein centre. Au nom fleurant bon le début du siècle dernier. Voir la fin de celui d’avant. Je déambule, au gré des étalages. Presque par hasard, je mets la main sur l’objet convoité. En cuir vernis. Blanc cassé. Format réduit, parfait pour se loger dans ma poche arrière. Pas un lustre, évidemment. Un étui pouvant accueillir 4 ou 5 cartes.
12,39 €, ce n’est pas excessif. 20% de remise à déduire en plus, c’est cool…
Je ne le lâche pas. Il est unique. Je ne m’extasie pas devant son aspect ou sa matière. Mais il n’y en a pas d’autres.
Il est assez tôt. J’aime bien les rues commerçantes de bonne heure. En cette période, tout semble se passer au ralenti. Je me dirige donc vers le comptoir, pour régler l’acquisition de ma trouvaille. Sans me hâter. Lire la suite

Publié dans MÉTÉO INTÉRIEURE | Laisser un commentaire