C’est tellement pratique. Quand il y a un problème. De lui taper dessus. Sans savoir. Si c’est réellement lui. Le responsable.
Il est là pour ça.
Parce que c’est pratique. Genre « c’est pas moi, c’est lui ! ».
Ça ne date pas d’hier. Souvenez-vous. Le passage à l’an 2000. Celui à l’euro. On nous prophétisait déjà. Le grand chambardement. Le bordel maximal. Tout juste si on allait y survivre. Si oui, ce serait un retour au Moyen-Âge. Minimum.
Et pourtant. Rien. Ou presque. À peine une petite ride. Sur la mer. Où dérivent nos vies… Mais il est toujours là.
Prêt à en prendre plein la gueule. À servir d’excuse. Surtout. À ce qui est inexcusable.
C’est pratique.
D’avoir cette possibilité. Pas de question. À se poser. Pas de remise en cause. Puisque la cause, c’est lui. Mieux qu’un alibi. Un coupable. Pour tout. Comme le Schmürz de Boris Vian. L’aspirateur est en panne ? Le Schmürz ! Votre promotion tombe à l’eau ? Schmürz ! Vous manquez le dernier tram pour rentrer ? Le Schmürz !
Putain que c’est bon ! Fini les prises de tête, les bouffées d’infamie, la responsabilité anxieuse, le remords, les regrets, l’obligation de se sentir « désolée », de devoir le dire…et, juste après, d’avoir cette irrésistible propension. À se couvrir la tête de cendres…
Oubliez vos faiblesses. Cédons à la tentation. Soyons insouciants. Inconséquents. Fous et folles. Rien à foutre. Il est là. Pour ramasser. À notre place.
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